Origines du Journal
Le Journal apparaît dès l’origine comme une récapitulation chronologique de tous les faits constatés, exprimés sous une forme conventionnelle appelée écriture, qui présente l’aspect d’une équivalence algébrique, dont les termes sont appelés articles.
Le Journal possède une double propriété; il constitue un historique des opérations effectuées, en même temps qu’il fait connaître l’interprétation comptable qui leur a été donnée.
Le Grand Livre, dans lequel les articles de chaque écriture se trouvent dispersés, ne saurait jouer ni l’un ni l’autre de ces rôles.
Il n’est bientôt plus qu’un accessoire du Journal, et reçoit souvent le nom peu prestigieux de Livre d’extraits.
Dès le Journal, les opérations sont comptabilisées sous une forme définitive. Dès le Journal, les comptes, entités abstraites, se trouvent débités ou crédités. Le Grand Livre n’est qu’une représentation matérielle de ces comptes, un moyen commode de consulter et de totaliser les inscriptions au Journal concernant chacun d’eux. C’est un moyen de compter, un boulier perfectionné ; et c’est pourquoi des machines à compter pourront un jour être substituées au Grand Livre, comme un nouveau moyen plus perfectionné non pas simplement de tenir, mais de représenter matériellement les comptes.
Le Journal se présente ainsi comme un instrument d’analyse comptable des opérations de l’Entreprise.
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