Les opérations

May 2, 2008 – 3:07 pm

Les opérations sont des actes qui traduisent l’activité économique des unités élémentaires. Elles reflètent les mouvements d’objets économiques tels que actifs réels, actifs monétaires et actifs financiers entre les unités.

Les opérations peuvent être regroupées en trois catégories homogènes de point de vue de leur nature économique : les opérations sur biens et services ; les opérations de répartition ; les opérations financières.

Les opérations sur biens et services

Ce sont des opérations qui portent sur la création, la transformation et l’utilisation des biens et services par les agents économiques. Elles comprennent les opérations de production, de consommation, de F.B.C.F. ainsi que les opérations d’importation et d’exportation.

Il est à noter que pour tout bien et service issus de ce type d’opérations il existe un équilibre fondamental donné par l’équation d’équilibre ressources et emplois.

P + M = CI + CF + FBCF + V.ST + X

La production

Dans le première partie, un chapitre est consacré à la problématique de la production. Nous nous limitons, ici, à présenter certaines idées complémentaires de nature à nous faciliter la tâche lors de la construction des comptes des secteurs institutionnels et des tableaux synthétiques.

Il s’agit notamment de concentrer notre attention sur les modalités de valorisation de cette production. En effet, plusieurs types de prix exprimant la valeur de la production peuvent être distingués.

Le prix départ usine: PD. U.

Il comporte le coût des Consommations Intermédiaires, la rémunération des facteurs de production (travail, capital), augmentés des impôts liés à la production et à l’importation nets de subvention d’exploitation.

P.D.U = CI + SAL + EBE + (ILP SUB. EXP)

La valorisation de la production de biens et services marchands se fait en général au P.D.U. Mais lorsqu’il n’y a pas d’échange la production est évaluée au P.D.U. des produits identiques écoulés sur le marché. C’est le cas des biens produits pour l’usage propre du producteur en tant que Consommation Intermédiaire (le blé utilisé par la branche agricole pour le récolte prochaine) consommation finale (Articles artisanaux produits par l’artisan pour son propre besoin) ou bien en tant qu’investissement (une entreprise automobile fabricant un véhicule pour le transport de son personnel).

Le prix d’acquisition

Il est équivalent au P.D.U augmenté des coûts de distribution en particulier, Les marges commerciales et les frais de transport.

Prix, acquisition = P.D.U + M.C

Le prix Départ Usine et le prix d’acquisition représentent les deux variantes du prix du marché. Le premier, c’est le prix qui revient au
producteur lorsque les produits quittent l’usine. Le deuxième est le prix payé par l’acquéreur des produits sur le marché.

Le Coût des facteurs

C’est le prix qui permet de rémunérer juste les facteurs de production et couvrir le coût des consommations intermédiaires.

Coût des facteurs = CI+ SAL + EBE = PDU (ILP SUB.EXP)

La valorisation de la production au coût des facteurs présente l’avantage de neutraliser l’impact de la fiscalité. Elle est par conséquent la plus appropriée en matière de comparaison inter branches et inter temporelle.

La production de la branche “commerce” qui ne correspond réellement à aucun produit, est évaluée par les marges commerciales. Ces dernières étant la différence entre le prix d’acquisition des produits commercialisés et leur Prix Départ Usine.

M.C = Prix d’acquisition P. D. U

Evaluation de certaines productions spécifiques

Parmi les productions des services marchands dont l’évaluation pose des problèmes spécifiques, on peut citer le cas des Institutions de Crédits et de compagnies d’assurances.

Pour les institutions de crédits, il convient de décomposer leur production en deux catégories

Les services bancaires destinés à une clientèle identifiable et dont la facturation ne pose aucun problème. Il s’agit notamment de location de coffres forts, services de cartes de guichet automatique, vente de cartes de crédit … etc.

Les services d’inter médiation financière fournis par les banques lorsqu’elles collectent, transforment et distribuent, les disponibilités financières. On parle à ce propos de “production imputée de services bancaires” (PISB). Elle est mesurée par l’excédent des intérêts et dividendes reçus, à l’exception de ceux acquis sur les capitaux propres, sur les intérêts versés.

PISB = Intérêts et dividendes reçus intérêts versés

La PISB ne peut pas être ventilée en termes de branches clientes parce qu’il est très difficile de connaître qui a consommé quoi . C’est pour cette raison que les comptables nationaux supposent que cette production est destinée à le Consommation intermédiaire d’une branche fictive dont la production est nulle. Par conséquent la Valeur Ajoutée de cette branche est négative, elle est égale et de signe contraire à la valeur de la PISB.

Pour les compagnies d’assurance on peut distinguer entre les assurances dommage et les assurances vie capitalisation.

Concernant la production de services d’assurances dommages, elle est évaluée par la différence entre le montant des primes brutes acquises et le montant des indemnités dues sur sinistres.

Production = primes brutes indemnités dues

La production des assurances vie capitalisation s’évalue de la manière suivante

Production = (primes acquises + rev, des placements)

(indemnités versées + A.réserves mathématiques)

Les réserves mathématiques sont des fonds placés par les compagnies d’assurances sous formes d’actifs physiques ou financiers en vue de couvrir les risques assurés à long terme.

Dans le cadre des mutuelles et caisses de retraite la production des services est évaluée par la différence entre les coûts de gestion et les subventions d’exploitations.
Production = Coût de gestion Sub. d’exploitation

Dans les branches d’activités non marchandes, la production de services non marchands est évaluée au coût de production. Trois secteurs institutionnels sont intéressés, les Administrations Publiques, les IPSBL et les ménages.

Pour ce qui est des Administrations Publiques et des IPSBL, le coût de production comporte les éléments suivants la consommation intermédiaire, la rémunération des salariés, les amortissements et les impôts liés à la production nets de subventions d’exploitation.

Coût de production = CI + SAL + CCF+ (ILP SUB. EXP.)

Concernant les ménages entant que producteurs de services domestiques non marchands, leurs coûts de production se limitent à la rémunération du personnel domestique:

Coût de production = Salaires payés

Laisser un commentaire