Les opérations financières (O.F)

May 2, 2008 – 3:19 pm

Ce sont des opérations qui se rattachent à la naissance et à la circulation des créances et des engagements qui peuvent revêtir différentes formes : liquidités, dépôts non monétaires, bons négociables, obligations, actions, crédits … etc.

La comptabilité nationale marocaine regroupe les opérations financières en quatre grandes catégories selon leur liquidité décroissante.

Les instruments de règlements.

Ce sont les créances utilisées pour régler les transactions au niveau national ou international d’une façon immédiate et sans transformation préalable.

Les moyens de paiement internationaux

Il s’agit de liquidités utilisées dans les règlements directs à l’extérieur du territoire national telles que l’or financier, devises, droits de tirage spéciaux (DTS) comme sorte de monnaie scripturale internationale émise par le Fonds Monétaire Internationale (FMI).

Ces moyens de paiement sont détenus essentiellement par la banque centrale pour laquelle ils représentent des créances sur le reste du monde.

La monnaie nationale.

Ce sont des créances liquides, utilisées dans les règlements immédiats au niveau national telles que la monnaie fiduciaire (billets et monnaie divisionnaire).

La monnaie scripturale

Ce sont des dépôts bancaires transférables par chèques et virements. La monnaie scripturale constitue un flux net de dettes pour la banque émettrice et un flux de créances pour l’unité institutionnelle qui la détient.

Les instruments de placement

Les unités institutionnelles peuvent décider de mettre en réserve, pour une période plus ou moins longue, une partie de leurs liquidités. On parle, alors, d’opérations de placement.

Plusieurs formes de moyens de placement peuvent être distinguées et classées en fonction de leur liquidité décroissante.

Dépôts non monétaires et titres à court terme.

Ce groupe renferme les dépôts à terme, dépôts sur livrets, bons de caisse, bons de trésor dont l’échéance, est inférieure à une année.

Obligations et bons négociables.

Les obligations sont des titres représentant des créances à long terme. Elles sont rémunérées par intérêts annuels calculés en fonction de leurs valeurs nominale. Le détenteur de l’obligation n’a aucun droit de regard sur l’actif de la société émettrice.
Les bons négociables sont des titres de créances qui peuvent circuler sur un marché financier ( bons de trésor, bons de caisse … etc.)

Actions et autres participations.

Juridiquement, les actions sont des titres représentatifs des droits de propriété. C’est à dire que leur détenteur est considéré propriétaire d’une partie du capital social de la société émettrice. Et par conséquent, il a droit à une fraction de bénéfices de la société distribués sous forme de dividendes.

Les actions des grandes sociétés sont généralement cotées en bourse ; d’où elles tirent leurs valeurs boursières en fonction de l’importance de l’activité des sociétés qui les ont émises.

Les instruments de financement

Ce sont les créances issues d’un accord bilatéral entre le créancier et le débiteur et concernant le transfert par le premier, des moyens de paiement au second pour une durée bien déterminée. Le créancier étant le plus souvent un intermédiaire financier.

Crédits à court terme.

Ils s’agit d’une avance de fonds pour une durée inférieure à deux ans, destinés à financer les stocks ou les besoins de trésorerie des unités institutionnelles.

Crédits à moyen et long terme.

Les crédits à moyen terme sont offerts pour une période allant de deux ans jusqu’à cinq ans. Les crédits à long terme ont un délai supérieur à cinq ans. Ce type de crédits est destiné à financer généralement les projets d’investissement des entreprises.

Par ailleurs, il est à noter que dans les opérations de financement, la relation entre le débiteur et son créancier joue un rôle fondamental. Ce qui n’est pas le cas pour les opérations de placement.

Les réserves techniques d’assurance.

C’est le montant des primes mis en réserve par les compagnies d’assurance en vue de garantir les versements éventuels des indemnités aux assurés sinistrés. Elles sont, donc, considérées comme une sorte de créances des assurés sur leurs assureurs.

Deux types de réserves techniques peuvent être distingués.

Les réserves primes et les réserves sinistres.

L’encaissement des primes par les compagnies d’assurance ne coïncide pas forcément avec le début de leurs exercices comptables. Elles sont, par conséquent, obligées de constituer, à la date de l’inventaire, des réserves pour couvrir les risques restant à courir.
les réserves sinistres correspondent aux sommes mises en réserve à la date de l’inventaire en vue d’indemniser, au cours des exercices suivants, les sinistres réalisés pendant l’année précédente.

Les réserves mathématiques.

Ce sont des réserves liées aux contrats d’assurance vie capitalisation. Elles sont constituées par les compagnies d’assurance et caisses de retraite en vue de couvrir les risques assurés à long terme et de garantir le versement des indemnités dont le montant est déterminé par un calcul de probabilité. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’elles sont appelées ” Réserves mathématiques “.

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