La technique de la comptabilité nationale est inspirée de celle de la comptabilité commerciale. Néanmoins il ne s’agit pas d’une transposition pure et simple. En effet plusieurs principes de la comptabilité d’entreprise ont été repris par la comptabilité nationale mais avec un certain nombre d’aménagements. C’est le cas notamment du principe de la partie double qui fonde la technique d’enregistrement dans la comptabilité générale.

Le principe de la partie double dans la comptabilité générale.

Dans son acception étroite, le principe de la partie double implique que l’enregistrement comptable d’une opération entre deux unités économiques entraîne quatre écritures : une double écriture pour chacune des deux unités. Une écriture porte sur l’objet même de l’opération, une autre écriture retrace la contre partie financière de cette opération. C’est à dire essentiellement des encaissements et décaissements de monnaie.

L’adoption du principe de la partie double par la Comptabilité Nationale

Contrairement à la comptabilité commerciale qui se consacre à décrire l’activité économique d’un agent, la Comptabilité Nationale ne s’intéresse qu’aux relations économiques entre agents. Par conséquent, une opération effectuée entre deux secteurs institutionnels n’entraîne pas une quadruple écriture. Elle n’exige que deux écritures. Cette double écriture affecte un compte de chacun des deux secteurs institutionnels.

A partir de cet exemple on peut tirer un certain nombre de remarques concernant l’application de la partie double en comptabilité nationale.

  • Premièrement, toute écriture portée en emploi d’un compte entraîne nécessairement une autre écriture du même montant portée en ressources d’un autre compte et vice versa. Cela veut dire que la double inscription intervient automatiquement d’un secteur institutionnel à un autre.
  • Deuxièmement, l’enregistrement d’une opération n’entraîne pas quatre écritures, il n’en exige que deux. Cela vient du fait que la comptabilité nationale ne cherche pas à retracer, du moins dans un premier temps, la contre partie financière des opérations non financières.

Les aspects financiers figurent dans un compte à part, dit « compte financier ».