Le tableau des flux de trésorerie (IAS 7)

March 5, 2008 – 1:56 pm

Le Cadre conceptuel de l’IASC fait du tableau de financement une composante à part entière des états financiers. L’IAS 7 en réglemente la nature et la présentation en exigeant l’établissement d’un tableau des flux de trésorerie.

La ventilation des flux de trésorerie

Le tableau des flux de trésorerie doit présenter séparément les encaissements et décaissements résultant:

  • des activités d’exploitation,
  • des activités d’investissement,
  • et des activités de financement.

Constituent des activités d’investissement l’acquisition et la cession d’actifs à long terme ainsi que tout investissement non inclus dans les équivalents de liquidités:

  • acquisitions et cessions d’immobilisations ou de participations,
  • prêts et remboursements de ces prêts.

Les activités de financement sont celles qui entraînent des changements dans l’ampleur et la composition des capitaux propres et des capitaux empruntés de l’entreprise. Elles comprennent notamment:

  • l’émission et le rachat d’actions de l’entreprise,
  • l’émission d’obligations, d’emprunts, de billets de trésorerie et leur remboursement.

Toutes les autres activités constituent des activités d’exploitation.

Les intérêts et dividendes payés peuvent être considérés indifféremment comme des flux de financement ou d’exploitation ; les intérêts et dividendes reçus comme des flux d’exploitation ou d’investissement. Quant aux impôts sur les bénéfices, ils doivent être classés parmi les flux d’exploitation à moins qu’ils puissent être identifiés comme provenant d’activités d’investissement ou de financement.

La présentation du tableau des flux de trésorerie

Les flux d’exploitation peuvent être présentés soit selon la méthode directe, soit selon la méthode indirecte.

La méthode directe fait apparaître directement les encaissements et décaissements de l’exercice, regroupés par catégories (encaissements reçus des clients, versements aux fournisseurs, etc.).

La méthode indirecte reconstitue la variation de la trésorerie d’exploitation à partir du résultat net. Elle consiste à ajouter à ce dernier l’incidence:

  • des opérations n’ayant pas un caractère monétaire (dotations et reprises d’amortissements et de provisions, différences de change non réalisées, etc.) ;
  • de tout report ou régularisation d’encaissements ou de décaissements liés à l’exploitation (variation des comptes clients et fournisseurs notamment) ;
  • des charges et produits relatifs à des opérations d’investissement ou de financement.

L’IAS 7 encourage l’utilisation de la méthode directe sans toutefois en faire un traitement de référence.

Les flux d’investissement et de financement sont obligatoirement présentés selon la méthode directe.

À l’intérieur de chaque section du tableau, les flux relatifs à des éléments extraordinaires doivent être présentés séparément.

La trésorerie

Le concept de trésorerie n’est pas défini par PUS 7. Il faut considérer qu’il s’agit des liquidités et équivalents de liquidités. Les équivalents de liquidités sont des placements à court terme, très liquides, facilement convertibles en un montant connu de liquidités et dont la valeur ne risque pas de changer de façon significative.

L’entreprise doit présenter un état de rapprochement des montants du tableau des flux de trésorerie avec les éléments correspondants inscrits au bilan. Il doit donc être possible, à partir de la trésorerie au début de l’exercice et des flux monétaires de la période, de retrouver le montant des liquidités et équivalents de liquidités à la clôture.

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