Différents types de coûts marginaux
Selon les critères retenus pour caractériser l’activité, il est d’usage de retenir les trois classifications suivantes :
Classification selon l’objet de l’activité
- Dans le cas d’entreprises commerciales ou d’entreprises de services, dans lesquelles l’activité est mesurée en quantités de marchandises ou de services vendus, il est courant de déterminer des coûts de distribution marginaux.
- Dans le cas d’entreprises industrielles, dans lesquelles l’activité est mesurée en quantités produites, on est conduit à déterminer le plus souvent des coûts de productions marginaux, bien qu’il soit possible de déterminer également des coûts de distribution marginaux. Pourtant, c’est en calculant, comme il a été procédé dans l’exemple initial, des coûts de revient (coût de production + coût de distribution) marginaux que les entreprises de ce type retirent le maximum d’avantages de l’application de la méthode dénommée, par abus de langage, méthode du coût marginal.
Classification selon l’importance de la variation du niveau de l’activité
- Dans l’exemple initial, nous avons été conduits à raisonner sur un ensemble de produits constituant un lot de cent éléments. La notion d’ensemble intervient en effet très souvent en matière de production et de distribution.
- Il est cependant concevable d’envisager une production et une vente à l’unité dans certains cas bien déterminés relatifs à des produits de très grande valeur fabriqués sur commandes (avions, locomotives, bijoux, etc.). Par ailleurs, nous savons que les économistes raisonnent également en retenant des variations égales à l’unité. Nous verrons enfin qu’en mathématiques, la prise en considération de variations unitaires est extrêmement fructueuse.
Classification selon le sens de la variation du niveau d’activité
L’exemple présenté initialement révèle que, dans une entreprise, par rapport à un niveau d’activité déterminé, existent :
- Un coût marginal d’expansion, positif, qui permet aux responsables d’apprécier s’il y a intérêt, compte tenu de la recette supplémentaire escomptée, à accroître le niveau d’activité de l’entreprise;
- Un coût marginal de régression, négatif, qui permet aux responsables d’apprécier, s’il y a intérêt, compte tenu de la diminution de recette escomptée, à diminuer le niveau d’activité de l’entreprise.
Remarquons d’abord que le coût marginal n’est pas un coût constaté en comptabilité, mais un coût estimé. Sa détermination résulte d’une analyse particulière des charges d’exploitation et de l’analyse de celle ci en fonction du volume.
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