Les réactions aux critiques précédentes - Coûts complets
February 29, 2008 – 12:02 pm
Portant sur le caractère complet des coûts.
Pour éviter des travaux de calculs longs et coûteux, pas toujours très utiles lorsqu’ils sont terminés, les entreprises peuvent d’abord se borner à ne calculer qu’un certain nombre de coûts, ceux qui leur paraissent les plus caractéristiques.
Ainsi, lorsqu’une entreprise fabrique trois produits similaires, peu différenciés, il est possible de calculer les coûts d’un de ces produits (et de déduire le coût des autres par application de coefficients au coût calculé).
De même, dans certains cas, on calcule pour un produit déterminé, le coût de production et on déduit le coût de revient approximatif par application d’un coefficient incluant les charges de distribution et les autres charges non incorporées au coût de production.
Les entreprises peuvent aussi se borner à calculer des coûts partiels n’incluant qu’une partie des charges normalement incluses dans les coûts complets. « Au lieu d’acheminer vers les coûts recherchés la totalité des charges de l’entreprise, on n’achemine que certaines d’entre elles ou une partie de chacune d’elles, les autres étant constituées :en une ou plusieurs masses convenablement choisies» (P.C.G.), traitées uniquement au moment du calcul des résultats. La détermination des coûts partiels est souvent suffisante parce que c’est essentiellement de la comparaison des charges incluses dans ces coûts que l’on tire des informations précieuses pour la gestion écarts de charges constatés entre deux coûts partiels établis à des dates différentes ou entre un coût partiel a posteriori et un coût préétabli, les charges non analysées n’ayant qu’une importance secondaire.
Enfin, la comparaison des coûts unitaires est singulièrement rendue plus probante par la prise en considération dans leur calcul du paramètre « niveau d’activité ». On constate que, très souvent, plus l’activité d’une usine (mesurée, par exemple, par les quantités produites) est grande, plus les coûts unitaires des produits fabriqués diminuent.
Ces techniques de calcul des coûts ne sont d’ailleurs pas sans inconvénients.
Portant sur l’absence de prévisions relatives aux coûts.
Les responsables des entreprises sont aujourd’hui normalement conduits à effectuer des prévisions et sont ainsi amenés, en partant d’ailleurs souvent de la comptabilité établie a posteriori:
- à fixer les buts à atteindre dans la marche de leur affaire,
- à comparer réalisations et prévisions, ce qui leur permet de mettre en évidence des différences, des écarts dont ils recherchent les causes,
- à dégager de ces comparaisons, des lignes d’actions.
L’étude des prévisions et des coûts calculés a priori, appelés couramment coût préétablis, sera faite dans le tome 2 de cet ouvrage.