La prise en considération systématique du niveau d’activité
February 29, 2008 – 12:06 pm
Raisonnons sur un exemple et considérons une entreprise industrielle qui, grâce à l’utilisation d’énergie électrique achetée à un tiers, fabrique et vend des produits finis grâce, essentiellement, à un réseau de représentants.
Relativement à la consommation d’énergie, on peut concevoir que cette consommation soit fonction:
- des quantités de produits vendus ou du chiffre d’affaires réalisé;
- des quantités de produits fabriqués;
- du temps de présence des ouvriers face à leur machine (temps appelé «temps de chargement»);
- du temps de fonctionnement des dites machines (appelé «temps de marche »).
Très intuitivement, il semble :
- que les quatre critères ci dessus soient classés dans un ordre croissant de présomption de légitimité, le temps de fonctionnement des machines semblant davantage lié que les trois autres paramètres à la consommation d’énergie;
- que le premier critère soit presque totalement indépendant de ladite consommation d’énergie.
Relativement aux rémunérations allouées aux représentants, on peut concevoir, toujours très intuitivement:
- que les trois derniers critères soient absolument indépendants de ces rémunérations;
- que, en revanche, le premier leur semble lié assez étroitement.
En comptabilité analytique d’exploitation, si nous devions compartimenter l’entreprise en centres d’analyse et faire correspondre une unité d’Å“uvre à chacun de ces centres, nous serions vraisemblablement conduits à créer:
un centre «énergie» avec, comme unité d’Å“uvre, le nombre d’heures de marche des machines;
un centre «représentants» avec, comme unité d’Å“uvre, le chiffre d’affaires ou les quantités de produits vendus, les conclusions auxquelles nous arriverions étant, néanmoins, sujettes à critique.
Dans le cas qui nous préoccupe, le problème est encore plus difficile du fait que nous devions retenir un seul critère, à l’échelle globale, pour caractériser l’entreprise dans son ensemble. Or, les entreprises ont des activités dissemblables et, ainsi que nous venons de le voir, leurs différents services sont, entre eux, également très dissemblables.
Toutefois, dans un dessein de simplification, nous pouvons considérer:
- que le critère retenu le plus souvent est celui de l’activité de l’entreprise;
- que c’est l’activité dominante qui est prise en considération et qui peut se traduire par le chiffre d’affaires, exprimé en unités physiques ou monétaires pour les entreprises essentiellement commerciales;
- la production, exprimée en unités physiques pour les entreprises industrielles à propos desquelles ne se posent pas de problèmes de débouchés.