Critiques faits aux coûts complet obtenus a posteriori
February 29, 2008 – 11:59 am
Critiques liées au fait qu’il s’agit de coûts complets.
Le calcul de tels coûts est souvent long et coûteux, et d’une certaine façon, arbitraire. La procédure de répartition des charges indirectes entre les centres d’analyse d’abord, entre les coûts ensuite, fait qu’une certaine approximation existe dans les calculs. « La précision des coûts ainsi obtenus dépend du degré de corrélation qui existe entre les valeurs à répartir ou à imputer et les facteurs de répartition ou d’imputation retenus» (P.C.G.). Les coûts complets ainsi calculés sont donc des coûts approximatifs, ayant un caractère conventionnel. Il s’ensuit que, si la somme algébrique des résultats analytiques obtenus est constante et réelle, les coûts et résultats analytiques par activité ne font que s’approcher de la réalité.
Les coûts complets unitaires ne sont pas constants parce qu’ils varient avec le niveau d’activité, ce qui rend les comparaisons dans le temps d’un même type de coût, très difficiles.
Pour l’évaluation des stocks en fin de période, peuvent intervenir des charges sans aucun rapport avec l’approvisionnement et la distribution dans les entreprises commerciales et sans aucun rapport avec l’approvisionnement, la production et la distribution dans les entreprises industrielles et commerciales.
Il est très difficile d’apprécier le bien fondé d’une politique de prix de vente différenciés.
Critiques liées au fait qu’il s’agit de coûts « a posteriori ».
Il est évident qu’avec les seuls coûts calculés a posteriori, une entreprise ne peut être gérée prévisionnellement. Les responsables se privent donc ainsi de tous les avantages que procure une attitude prospective.