Producteurs, Distributeurs et Exploitants

March 18, 2008 – 12:35 pm

Dans l’industrie cinématographique trois types d’entreprises coopèrent les entreprises de production qui fabriquent les films, les entreprises de distribution qui répartissent les films entre les salles, et enfin les salles de projection. On les appelle le producteur, le distributeur et l’exploitant (de salles). Ou encore, la production, la distribution et la projection.

C’est la production seule qui nous intéresse ici au point de vue comptable. Nous ne dirons qu’un mot de la distribution et de la projection.

La distribution est faite en général par des entreprises spécialisées au moyen des films fournis par la production. Le distributeur compose les programmes et les met à la disposition des salles. Il a souvent à sa charge les frais de lancement, de publicité, et même de tirage de copies qui demeurent cependant la propriété du producteur.

Les salles sont classées en circuits dans lesquels chaque salle occupe une place correspondant à son importance. Le programme est lancé dans un circuit qu’il parcourt salle par salle.

Le distributeur, dans l’hypothèse la plus générale, agit à la façon d’un mandataire du producteur. Il est rémunéré par un prélèvement, par exemple 40 % sur la recette, qui lui permet de couvrir les charges qui lui incombent. Ces recettes sont reçues de l’exploitant qui lui même en a retenu par exemple 50 % après déduction des taxes.

Ainsi, par exemple, sans que ces chiffres n’aient rien d’absolu bien entendu, sur une recette de 100 F, 15 iront aux taxes, 50 à l’exploitant, 15 au distributeur; le solde, soit 20, revient au producteur.

Dans certains cas, le distributeur achète un filin au producteur et le distribue pour son propre compte. Mais il s’agit de cas d’exception et, en règle générale, on peut assimiler le distributeur à une sorte de commissionnaire d’un genre très particulier.

Quant à l’exploitant, il reçoit les programmes qui lui sont destinés, et son rôle est de présenter ces programmes au public, d’encaisser la recette, de payer sur cette recette les taxes dues au Trésor qui en absorbe à peu près la moitié ; le surplus lui permettant de couvrir ses frais, de payer ce qu’il doit au distributeur, et, par l’intermédiaire de celui ci, au producteur.

La comptabilité de l’exploitant de salles ne présente aucune difficulté ni aucune particularité intéressante ; celle du distributeur est un peu spéciale, mais relève de la comptabilité des mandataires : il est simple intermédiaire entre le producteur, qui demeure propriétaire du film, et l’exploitant.

Nous ne retiendrons donc ici que le cas très spécial du producteur.

Précisons enfin que la description qui précède a un caractère purement schématique, et que bien des cas particuliers existent.

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