Les obligations de révision et de publication des comptes d’Australie
Sauf exceptions prévues pour les plus petites d’entre elles, toutes les sociétés doivent faire auditer leurs comptes et déposer à IASC un rapport annuel. Un délai a été donné aux grandes sociétés fermées pour se conformer à cette obligation dont elles étaient auparavant dispensées.
Les principes d’audit sont définis par l’Auditing Standards Board (AuSB) de I’AARF. Récemment, les Statements of Auditing Standards (AUS one) et les Statements of Auditing Practices (AUPs) ont été remplacés par les Australian Auditing Standards (AUSs). Une série d’Auditing Guidance Statements (AGS) a été émise pour en fà ciliter l’application. Les AUS sont applicables au premier exercice ouvert à partir du 1 juillet 1996. Ces normes ont été établies sur la base de la codification de l’International Auditing Practices Committee afin d’assurer, dans la mesure du possible, leur compatibilité internationale.
Comme aux États Unis et au Royaume Uni, l’audit est dominé par les « Big Six» qui ont comme clients la majorité des sociétés cotées (87 % des 150 plus grandes) (Ryan et Heazlewood, 1995).
À la suite de l’effondrement du marché des actions en octobre 1987 et des faillites d’importantes sociétés, la crédibilité de l’audit a été mise en doute. Des actions en justice ont été intentées contre les auditeurs par le gouvernement, les administrateurs et les liquidateurs pour ne pas avoir formulé des réserves dans le rapport d’audit de sociétés incapables de payer leurs dettes. Un débat sur la responsabilité des auditeurs s’ensuivit, qui amena la profession à commander un rapport intitulé « A research study on financial reporting and auditing bridging the expectation gap ». Ce rapport envisage l’ensemble de la problématique de l’information financière, y compris les questions de gouvernement d’entreprise qui retiennent de plus en plus l’attention à la suite du rapport Cadbury. L’ASX a introduit dans son règlement des exigences relatives au gouvernement d’entreprise. Les principales sociétés ont maintenant des comités d’audit constitués d’administrateurs externes (c’est à dire non salariés).
Comme au Royaume Uni, les auditeurs sont solidairement responsables des dommages causés par leur négligence. Un certain nombre de procès retentissants ont été engagés contre des sociétés d’audit. Dans la plupart des cas, le litige a été réglé en dehors des tribunaux afin de minimiser les coûts et la publicité négative qu’un tel procès ne manquerait pas d’engendrer. Dans une affaire récente (AWA), la Cour a consenti à partager la responsabilité entre les auditeurs et les dirigeants. Le montant des amendes est inférieur à celui observé aux États unis car (bien qu’il semble que cela soit en train de changer) les avocats sont rarement rémunérés en fonction du résultat du procès. Le perdant est généralement condamné à payer les frais de justice du vainqueur.
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