Contraintes de choix des coûts a calculer

February 5, 2008 – 6:27 pm

Contraintes tenant à la nature de l’activité de l’entreprise.

Il est bien évident qu’une entreprise industrielle doit connaître des coûts que ne connaît pas l’entreprise de service ou l’entreprise commerciale ordinaire il est capital pour elle de calculer en particulier des coûts de production qu’ignore l’entreprise commerciale.

Dans une entreprise commerciale ayant un grand nombre de clients, on s’attachera à calculer des coûts de revient par secteurs de vente.

Dans une entreprise industrielle qui ne fabrique qu’une famille de produits, on se bornera à calculer les coûts d’achat des matières premières, le coût de production, le coût de revient concernant cette famille.

Mais si l’entreprise fabrique plusieurs familles de produits, on aura intérêt à rechercher autant de séries de coûts qu’il existe de familles de produits.

Contraintes tenant au mode de gestion de l’entreprise.

Nous verrons au cours des chapitres suivants comment, en fonction de la gestion prévue, sont analysées les charges et déterminés les coûts. Mais, dès maintenant, nous pouvons noter qu’il y a interaction entre le mode de gestion de l’entreprise et sa structure.

Plus la gestion est décentralisée, plus la pratique de l’établissement de coûts préétablis et de budgets est nécessaire, plus l’analyse des charges et des produits doit être faite par centres de responsabilité.

Contraintes réglementaires ou contractuelles.

Si l’entreprise est soumise de la part d’organismes publics au contrôle 4e ses coûts de revient, elle est tenue de suivre les prescriptions relatives au calcul de ses coûts qui lui sont imposées (contraintes réglementaires).

A ces contraintes réglementaires peuvent s’ajouter d’autres contraintes résultant des contrats passés avec d’autres entreprises (contraintes contractuelles).

Autres contraintes.

Ces contraintes qui ont une influence sur le choix du système de comptabilité analytique peuvent être nombreuses. Citons les principales.

Saisie des données quantitatives

«La comptabilité analytique retient comme unité de compte l’unité monétaire. Mais les valeurs qu’elle enregistre sont toujours le produit d’une quantité par un prix ou un coût. Il est évident que ces valeurs seront d’autant plus sûres (ou fiables) que les quantités auront été déterminées avec plus d’exactitude grâce à des moyens de mesure appropriés ».

Continuité du système de traitement analytique.

«Bien que la comptabilité analytique doivent suivre l’évolution de l’entreprise, il ne faut pas oublier que si l’on change certains cadres d’enregistrement, les nouveaux cadres doivent se recouper avec les anciens pour permettre les comparaisons entre périodes ».

Coût de la comptabilité analytique et choix des informations à fournir.

«Le coût du traitement analytique, auquel s’ajoute le coût des moyens spéciaux de mesure quantitative, doit évidemment être apprécié au regard des services fournis et de leur utilité.

C’est pourquoi il y a lieu de bien choisir les éléments et résultats dont les utilisateurs de la comptabilité analytique ont besoin en se rappelant sans cesse deux principes fondamentaux:

  • Quelques chiffres significatifs sont plus efficaces qu’une documentation volumineuse qui n’est pas consultée faute de temps;
  • Un renseignement approximatif (mais suffisamment approché) et rapide est souvent plus utile qu’un renseignement plus exact mais connu trop tard ».

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