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Archive for the ‘Origines de la partie double’ Category


Mais derrière cette première idée qui ne tient qu'à l'apparence des choses, il en existe encore une autre plus abstraite, une leçon ésotérique cette fois. Le Journal, nouveau venu à cette époque, est une mise au net, sous une forme particulière, du Mémorial, c'est à dire du Brouillard. « L'utilité du Journal, dit Cardan (Practica arithmeticae, Milan 1539), est de montrer en ordre ce qui est confus au Mémorial. » Par le Journal, un lien arithmétique va s'établir entre les Comptes, jusqu'alors indépendants les uns des autres. « C'est l'opération économique, nous dit René Delaporte, qui est le fondement de la comptabilité. » Chaque opération, considérée isolément et en elle même, est décrite au Journal. Elle y est représentée sous l'aspect d'une formule algébrique appelée écriture. Chaque écriture est composée de deux éléments équivalents, deux « articles » égaux en valeur absolue et de signes contraires, l'un débiteur, l'autre créditeur. « Lorsque tu fais un débiteur, tu dois ...
C'est à ce Mode de Venise que devait être attribué, plus tard, le nom de Partie double. Aucun auteur ancien à notre connaissance, n'a jamais dit: « Cette méthode s'appelle Partie double parce que... ». Ce devait être pour eux une évidence, pour nous à demi effacée par le temps et les intempéries. Mais Tagliente (1525), l'auteur et le premier utilisateur connu de l'expression, a publié deux traités: l'un de la Partie simple, où il n'est pas question du Journal. L'autre de la Partie double « c'est à dire, nous dit il, le Journal et le Livre avec son répertoire ». Au reste, voici textuellement le début de ces deux traités.« Traité de la Partie simple. « Considérant, moi, Johanni Antonio Tagliente, combien est chose nécessaire à divers marchands et artisans... dont beaucoup ne savent pas la règle de tenir compte de livres simples ou doubles, j'ai entrepris de composer le présent petit ouvrage ...

Comptabilités à parties multiples

mar 15, 2008 Author: admin | Filed under: Origines de la partie double
Au XXe siècle, de cette définition de la partie double devaient naître les comptabilités à parties multiples, où les mêmes faits qui influencent le Résultat sont enregistrés une troisième fois dans un troisième Ordre de compte, une quatrième fois dans un quatrième Ordre de compte, et ainsi de suite autant qu'il peut être nécessaire, pour donner des comptabilités à trois parties, à quatre parties, et plus. Si ces parties, en nombre pair, sont combinées algébriquement deux à deux à la façon de la partie double, on obtient des comptabilités à parties quadruples, sextuples, etc...Sont elles en nombre impair, un «compte artificiel », renouvelé de Pro et Danno, permettra néanmoins de les traiter comme si elles étaient en nombre pair. La Commission des Etudes Comptables du C.N.O.F. a donné l'exemple, en 1944, d'une comptabilité à partie octuple (Comptabilité commerciale; Comptabilité des prix de revient comptables; Comptabilité budgétaire ; Comptabilité des prix de revient standard), ...

Pro e Danno

mar 15, 2008 Author: admin | Filed under: Origines de la partie double
Entre temps est apparu un fait capital pour l'avenir de la Comptabilité. Il se manifeste dès le début du XIVe siècle. Déterminer le Résultat dans une comptabilité à partie simple, comprenant quatre ou cinq cents comptes de clients et deux cents comptes de fournisseurs, est un travail de longue haleine: six ou sept cents comptes à additionner au débit; puis au crédit; autant de soustractions pour tirer les soldes; addition de six ou sept cents soldes en deux additions (Débit et Crédit); avant d'arriver à la soustraction finale: Actifs   Passifs ± Résultats L'idée devait naître de chercher un moyen de connaître plus facilement, et à toute époque, le Résultat des opérations faites. Ce Résultat, il provient du fait que certaines opérations sont sans contrepartie algébrique. Si l'on paye un Fournisseur, on enregistre un Débit au compte Fournisseurs et un Crédit au compte Caisse, pour des sommes égales. Cette opération est sans influence sur le Résultat. C'est ...
Au XIIIe siècle apparaissent de nouveaux comptes qui ont dû sembler aux comptables bien artificiels encore que nécessaires. Nécessaires en effet. Car l'enregistrement des créances et des dettes ne suffit pas à décrire le patrimoine du Maître, à connaître sa situation à un instant donné. Outre ses créances (inférieures peut être à ses dettes) il possède des navires, des cargaisons, des immeubles, des stocks... et des espèces dans ses coffres. Pour connaître la situation patrimoniale du Maître, il faut « tenir compte » de ces divers biens réels. Aux comptes qui représentaient les Créances (Comptes Débit) et aux comptes qui représentaient les Dettes (Comptes Crédit) viennent donc s'ajouter des comptes qui représentent les Biens du commerçant autres que les Créances, ses Biens réels. Ce sont des comptes tels que Immeuble, Matériel, Marchandises, Caisse. Pour représenter la fortune du commerçant, ces Biens s'ajoutent aux « Comptes Débit ». On les assimile donc à ceux ci. ...
La Partie double est dérivée des comptabilités par Débit et Crédit que tenaient de grands négociants et des banquiers, généralement formés en Compagnies, en Italie, au XIIe et XIIIe siècles. Ces Compagnies étaient à la fois armateurs, négociants, banquiers. Leur comptabilité ne comportait que des « Comptes de Tiers ». Prenons par exemple le cas d'un banquier. A chacun de ses « correspondants » il ouvre un compte. A Primus, il avance des fonds. Et il inscrit en tête de son compte « Débit ». Secundus lui confie un dépôt ou lui prête des fonds. Le banquier lui ouvre un compte et écrit en tête de ce compt: «Crédit». Considérons le cas de Primus. Il lui a été prêté 1000. Puis, successivement, il rembourse 250 ; il redemande 100 ; puis 50 ; reverse 200 ; etc. Son compte a cet aspect: Débit PRIMUS 1000-250+ 100+ 50200+ 80-120 Faire la situation actuelle de ce compte exige une série de soustractions et ...

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