Le cycle de l’activité économique de chaque secteur institutionnel est retracé par une séquence de comptes, articulés par des soldes économiquement significatifs, depuis la production jusqu’à la situation financière.

Présentation et interprétation des comptes sectoriels.

Le compte de production.

Dans sa première composante, le compte de production décrit l’activité de production des secteurs institutionnels et montre la liaison technico-économique entre cette production et la consommation intermédiaire, en dégageant la valeur ajoutée brute (VAB) qui mesure la contribution du secteur en question au PIB.

La deuxième composante, quant à elle, retrace la répartition de la valeur ajoutée entre les différents facteurs de production et met en relief les transferts courants liés à l’activité de la production (impôts liés à la production et les subventions d’exploitation). Elle dégage, enfin, un solde très important dans la mesure où il représente ce qui reste au secteur, après avoir rémunéré la force du travail et payé les impôts. Il s’agit de l’excédent brut d’exploitation (EBE). Ce solde est porté en ressources du compte suivant, à savoir le compte de revenu et dépense.

Le compte de revenus & dépenses.

L’objectif de ce compte est de traduire le processus de distribution des revenus et les transferts opérés par les différents secteurs institutionnels pour aboutir à la détermination du revenu disponible brut (RDB) dans chaque secteur institutionnel.

La deuxième composante du compte de revenus et dépenses montre comment le secteur en question répartit son revenu disponible entre la consommation finale et l’épargne.

Par ailleurs, il est clair que les secteurs institutionnels qui n’ont pas de consommation finale, le revenu disponible brut est égal à l’épargne brute. C’est le cas notamment des SQSNF, institutions de crédits et Compagnies d’assurance.

Le compte de Capital.

Il s’agit du dernier élément de la séquence des comptes non financiers. Il analyse la fonction d’accumulation du patrimoine physique de chaque Secteur Institutionnel. En d’autres termes, il décrit la structure de l’investissement opéré par le secteur à partir de son épargne brute augmentée des transferts de capitaux reçus.

Il dégage, enfin, une capacité de financement (CF) ou un besoin de financement (BF) selon que les ressources non financières du secteur sont plus ou moins importantes que ses emplois non financiers.

Dans le cas où un Secteur Institutionnel éprouverait un besoin de financement, il doit faire appel à l’épargne des autres Secteurs Institutionnels en leur empruntant.

Dans le cas inverse, c’est à dire dans la situation où le secteur dégagerait une capacité de financement, il a intérêt à l’employer en la prêtant aux Secteurs Institutionnels déficitaires.

Ainsi, la manière de la satisfaction du Besoin de Financement et de l’utilisation de la Capacité de Financement fera l’objet du Compte financier.

Le compte financier:

Alors que l’enregistrement des opérations dans les trois types de comptes non financiers précédents s’effectue en termes d’emplois et ressources, la comptabilisation des opérations financières dans le compte financier est opérée en termes de Variations nettes de créances et de Variations nettes des engagements qui sont beaucoup plus significatifs en ce domaine.

L’objet du compte financier est de décrire la modification du patrimoine financier des Secteurs Institutionnels. Il traduit comment un Secteur Institutionnel a satisfait son Besoin de financement et utilisé sa Capacité de financement.

Le solde du compte financier appelé Solde de créances et des engagements est égal, à un ajustement près, au Besoin de financement ou à la Capacité de financement. C’est à dire qu’il est égal au solde des comptes non financières.