Effets de la constitution des amortissements, provisions et réserves

March 24, 2008 – 10:36 am

Les Amortissements et les Provisions pour dépréciation ont pour effet de retenir dans l’entreprise une partie du bénéfice brut qui, sans eux, grossirait le bénéfice net et pourrait donc être distribuée.

Le bénéfice brut ainsi retenu est précisément égal au montant de la diminution de valeur de l’actif (actuelle ou éventuelle) constatée par l’amortissement ou la provision.

Il en résulte une reconstitution de l’actif (principe de la conservation du capital), mais, bien entendu, aucun financement nouveau pour l’entreprise.

Les amortissements, concernant les immobilisations, ont en outre pour effet de transformer en capitaux circulants une valeur des immobilisations égale à leur montant. Le financement global ne change pas ; seule, son affectation est modifiée.

Les provisions, qui concernent en principe des éléments des capitaux circulants, ne produisent pas le même effet.

Enfin, ces effets des amortissements et des provisions ne sont immédiats que si l’entreprise est bénéficiaire pour l’exercice considéré. Sinon, ils ne se manifesteront que le jour où l’entreprise sera redevenue bénéficiaire.

Mais ce n’est évidemment pas un motif pour ne pas constituer les amortissements et provisions en période déficitaire, car même en ce cas leur objet subsiste constater une déperdition de valeur de l’actif, actuelle (amortissements), ou éventuelle (provisions). Leur effet se produira plus tard.

Les Provisions passives ont seulement pour effet de rectifier le résultat.

Les Réserves retiennent dans l’entreprise une partie du bénéfice net qui, sans elles, pourrait être distribué.

Il en résulte un accroissement des capitaux dont dispose l’entreprise:

il y a autofinancement.

Elles ne peuvent évidemment être constituées que si l’entreprise est bénéficiaire, et dans la limite de ce bénéfice.

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