Connexité des réserves, provisions et amortissements
March 24, 2008 – 10:42 am
Certains liens existent parfois entre les notions de réserve, de provision, et d’amortissement.
C’est ainsi qu’il peut exister des provisions pour amortissements. Cette expression signifie qu’on est en présence d’une éventualité de la nécessité d’amortir, et non d’une certitude. C’est le cas de l’amortissement de caducité ou de précarité dans les entreprises concessionnaires.
Il peut exister également des réserves pour amortissements. Ce pourrait être le cas, par exemple, dans des entreprises ayant une charge d’amortissement particulièrement lourde en même temps que des résultats très variables selon les années. Il est alors possible de constituer à la fin d’une année fructueuse, une réserve en vue de faciliter l’amortissement des actifs l’année suivante, si elle est moins bénéficiaire. La réserve sera accrue chaque fois que le bénéfice le permettra après avoir fait les amortissements normaux de l’année ; et lorsqu’un exercice se trouvera déficitaire du fait de ces lourds amortissements, il sera possible de reprendre sur la réserve pour amortissements de quoi équilibrer cet exercice.
Une provision peut devenir réserve. C’est le cas de toute provision dont l’objet disparaît du moment que cette provision n’est pas reprise en résultat. En particulier c’est ce qui peut se produire dans une entreprise concessionnaire lorsque la concession est renouvelée alors qu’un amortissement de caducité a été constitué. Cette provision pour amortissement devient réserve, et cette réserve est généralement utilisée en tant que réserve pour amortissement, qui facilitera les amortissements des exercices ultérieurs.
D’autre part, tout excédent de provision, constitué pour un montant anormalement élevé, constitue en soi une réserve.
Enfin, tout excédent d’amortissement, également, est une réserve. Ceci peut se produire soit parce que le taux choisi était trop élevé, soit parce que l’actif amorti a repris sa valeur d’usage. Ce dernier cas suppose presque toujours qu’il s’agissait d’un amortissement exceptionnel. Par exemple, l’amortissement d’un fonds de commerce par suite d’un fait lui même exceptionnel ; ce fait, quelques années plus tard, disparaissant, et le fonds retrouvant sa valeur.