Cours de comptabilité en ligne, formation … sur comptabilite-move.com

Archive for mars, 2008


La méthode comptable est seulement une méthode d'observation, rien de plus. La méthode a ses règles, qui ne doivent rien au sujet observé. Il n'y a pas, il ne peut y avoir de théorie économique de la comptabilité, pas plus que de théorie juridique. Le fait de qualifier « comptes de masses » les comptes de situation, et « comptes de flux » les comptes de gestion, est peut être une heureuse traduction des termes comptables en langage d'économiste, mais n'influe pas sur la nature et les méthodes de la comptabilité. Il y a la comptabilité, méthode d'observation.Il y a les phénomènes économiques, sujets d'observation. Et, comme toujours, il faut d'abord définir le champ d'observation. Dans l'espace, ce peut être ici une entreprise (comptabilité commerciale ou industrielle), un groupe d'entreprise (consolidation), une profession (sommation et comparaisons inter entreprises), une nation (comptabilité économique nationale), les nations (comparaisons internationales). Dans le temps, le champ peut être quelconque : ...
Il importe d'insister sur un point : le caractère probant d'un fait n'est pas objectif, mais purement subjectif. Telle démonstration mathématique est une preuve pour un mathématicien, et ne l'est pas pour un profane. Un fait est probant lorsqu'il crée une évidence dans l'esprit du juge une preuve est ce qui crée un état d'esprit de conviction. Et c'est là un phénomène psychique purement subjectif. Or, l'évolution technique de la comptabilité tend à effacer cette évidence des faits sont prouvés par des documents, ils ont été inscrits au Journal puis un ordinateur s'en est saisi et les restitue, directement ou indirectement, sous la forme d'un bilan. Le lien entre le bilan et les faits n'est plus évident. La suite des chiffres, totalisés et analysés, directement lisibles et interprétables est rompue. Le lien entre le bilan et les faits ne peut être rétabli qu'en refaisant le même travail, de préférence avec un autre ordinateur, dont ...

Les règles de fond

mar 25, 2008 Author: admin | Filed under: Théorie explicatives de la comptabilté
En pratique, les Tribunaux, et les Experts désignés par eux, s'attachent plus, pour apprécier la valeur probante d'une comptabilité, à ses qualités de fond qu'à ses qualités de forme. Les qualités de fond sont difficiles à préciser, car elles varient évidemment avec les cas d'espèce et avec les faits recherchés. Disons simplement que la comptabilité doit être, chaque fois que possible, appuyée de documents originaux, et que la non représentation ou la destruction de ces documents, quand ils peuvent exister, est une présomption grave contre la valeur de la comptabilité. Que les inscriptions aux journaux, quelle que soit la forme de ceux ci, doit avoir été immédiate dès que la comptabilité a eu connaissance des faits. Que la centralisation doit être faite mensuellement et dans les plus brefs délais. Que les journaux doivent être tels qu'aucune substitution de documents, aucune altération d'écriture, ne puisse être commise sans apparaître aussitôt. Que l'organisation tout entière ...
Tous les documents comptables, registres obligatoires ou facultatifs, et pièces comptables venant à l'appui des écritures, doivent être conservés pendant dix ans, durée de la prescription commerciale. Les lettres reçues et les copies des lettres envoyées doivent être enliassées et conservées pendant le même temps. En particulier, si le commerçant, comme c'est souvent le cas pour les détaillants, tient au jour le jour un ou plusieurs brouillards de ses opérations, destinés à être mis au net ultérieurement par son comptable, il devra conserver avec soin ces documents de base. Les originaux et les copies de factures doivent être enliassés et conservés par ordre de dates par l'acheteur (originaux) et le vendeur (copies). Rappelons enfin que toutes les obligations légales en matière de tenue des livres et de conservation des documents, s'imposent à tous les commerçants, y compris ceux soumis fiscalement au régime du « forfait ». Résumé sur les règles générales En résumé, les obligations juridiques, ...
Le livre des inventaires doit être coté et paraphé, tenu chronologiquement, sans blancs et sans altérations. Jusqu'en 1953, il n'était pas mis en doute qu'il devait contenir l'inventaire détaillé des biens et des dettes du commerçant. Souvent celui ci lui adjoignait le bilan et les comptes d'exploitation et de pertes et profits, analysant le résultat. Cependant, beaucoup d'entreprises se sont peu à peu abstenues d'y introduire intégralement le détail des biens et des dettes. Certaines n'y transcrivaient plus que l'inventaire des marchandises. D'autres, un résumé de cet inventaire. Ceci en raison du temps nécessaire pour recopier sur le registre un long détail, alors que, par ailleurs, l'entreprise conservait avec soin les feuillets de base, établis par le personnel pour faire l'inventaire quantitatif et pour le chiffrer, c'est à dire déterminer sa valeur. Le décret du 22 septembre 1953, modifiant l'article 9 du Code de Commerce, maintient l'obligation de faire inventaire, en précisant « l'inventaire ...
Les règles de forme Il ne pourra s'agir ici, bien entendu, que des règles générales imposées toute comptabilité, les règles spéciales à telle profession ou à tel gens? Dès, au moins, l'époque romaine, le rôle juridique de la Comptabilité comme moyen de preuve commence. C'est d'abord essentiellement une preuve contre celui qui la tient ou qui la fait tenir pour son compte. Au XVe siècle, les commerçants de Pérou s'entent d'en faire une preuve en leur faveur. Il faut attendre le XVIIe siècle pour que les vertus juridiques de la comptabilité soient reconnues dans l'ordonnance de 1673. Les règles, très simples, imposées par l'ordonnance seront reprises presque mot par mot dans le Code de Commerce de 1807 et vaudront, sans modification grave, jusqu'en 1953. Compte tenu des commentaires autorisés cités dans la Première Partie, elles peuvent se résumer ainsi Le Journal Toutes les opérations du commerçant doivent être inscrites au jour le jour, sans blancs, sans lacune, sans altération ...
Le Capital représente la valeur du patrimoine commercial à l'instant origine des opérations. Il représente ce qui fut à un instant donné dans le passé. Il est donc fixe : Principe de fixité. Une augmentation de capital ou une diminution de capital ne signifient pas que le Capital se soit dilaté ou contracté ; par lui même il en est incapable. Mais qu'un élément nouveau lui a été ajouté, ou qu'un élément ancien lui a été retranché (réellement : remboursement de capital ; ou fictivement perte) et qu'on est en présence d'un nouveau point de départ des observations, d'un nouveau capital. Le Capital étant fixe peut être utilisé comme terme de comparaison : si la valeur du patrimoine à une époque quelconque est supérieure à la valeur d'origine dite Capital, il y a bénéfice ; dans le cas inverse, il y a perte. Principe de conservation du capital Le Capital n'est que le nombre ...
Le champ d'observation La comptabilité, méthode d'observation, doit être appliquée à un champ d'observation délimité dans l'espace et dans le temps. Dans l'espace tout d'abord. Ce champ, ce pourrait être le patrimoine du commerçant. Nous aurions une « comptabilité de plein exercice » selon le voeu de Pacioli. L'usage veut qu'on limite le champ aux biens mis dans le commerce par le commerçant, donc à une fraction, assez bien délimitée d'ailleurs, de son patrimoine. Cette fraction est, par une fiction, considérée comme constituant à elle seule un patrimoine, le patrimoine commercial du commerçant. A l'instant origine des opérations, un recensement est fait de ce patrimoine: l'inventaire d'origine. Il comprend des Biens, corporels ou incorporels, et des Droits qui s'exercent ou s'exerceront, directement, ou indirectement, sur ces Biens : droits réels et droits de créances. Ces Biens et ces Droits sont évalués. Les biens, à la valeur qui est sortie du patrimoine privé pour les acquérir, les ...

Conclusions sur le contrôle budgétaire

mar 25, 2008 Author: admin | Filed under: Réevaluations
L'idée n'est pas neuve. Les Etats, les particuliers, ont toujours plus ou moins établi des budgets annuels et des «plans » quinquennaux. Les entreprises n'ont jamais échappé à la nécessité de faire des prévisions et d'en suivre la réalisation. Ce qui est nouveau, c'est la vogue donnée à ce besoin d'ordre inné, sa systématisation, et surtout son nom. Qu'on l'appelle prévisions ou Contrôle budgétaire, il n'est pas douteux que cette méthode de stricte économie  ne peut avoir que des effets très salutaires qu'un auteur a résumés ainsi: Obliger la Direction à avoir un plan d'action, une politique de vente, un plan de fabrication Exiger une étroite collaboration entre le « commercial » et le « technique »; Coordonner les efforts; Permettre d'agir quand il en est encore temps si les prévisions sont déjouées; Contraindre à l'organisation rationnelle du travail pour atteindre, et si possible dépasser, les résultats prévus.

Comptabilité budgétaire

mar 25, 2008 Author: admin | Filed under: Réevaluations
Le principe d'articulation (par « réflexion ») est le même que pour la Comptabilité analytique d'exploitation. Les Budgets sont établis pour l'année, par mois. Des opérations ainsi prévues, il résulte des variations d'actif et de passif que l'on détermine aussi par mois. Il est ouvert un ordre de compte (5e ordre) qui représente toutes les charges et tous les produits, en budget. Budget des Produits   Budget des Charges = + R prévisionnel . De même un Ordre 6 représente, en budget, les actifs et les passifs.Budget des Actifs   Budget des Passifs = ± R prévisionnel. La réunion de ces deux formules donne une comptabilité à partie double: BA + BCh = BP + BPr. Au début du mois Un, les prévisions du mois sont enregistrées dans ces comptes, en les créditant des Charges, des augmentations d'actif et des diminutions de passif prévues, et en les débitant des Produits, des diminutions d'actif, et des augmentations de passif. A la fin du mois ...

Categories

Links